L’ère de la post-vérité

Dans la presse internationale, le mot « post-vérité », a été consacré en 2016 mot de l’année par le prestigieux dictionnaire d’Oxford, qui en donne la définition suivante : « qui fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles ».

En d’autres termes, il s’agit tout simplement de mensonges qui ne cherchent même pas à être crédibles, et qui sont exprimés de manière à faire vibrer les auditoires. Cette nouvelle expression (post-vérité) ne fait que remettre au goût du jour les ressorts du discours populiste, utilisé par les démagogues qui mobilisent le peuple par des promesses électoralistes (synonyme de “fausses”) ou qui flattent ses « bas instincts » comme le nationalisme, la xénophobie, voire le racisme ou qui exacerbent les réflexes sécuritaires.

L’expression “post-vérité” fait également penser au fonctionnement du phénomène du complotisme, (ou conspirationnisme) qui entraîne les gens à croire dans des théories qui ne reposent pas sur des faits mais sur des projections imaginaires. Il suffit d’exprimer n’importe quelle idée (et souvent, n’importe quelle peur) et elle est propulsée aujourd’hui à l’échelle planétaire, avec de bonnes chances de devenir une croyance populaire en moins de deux. Parce que la peur est le sentiment qui se partage le mieux, et sa propagation est la plus virale de toutes. La peur et le mensonge sont les deux premiers fruits de la Chute. Et ils précèdent de peu le meurtre fratricide.

D’où vient la post-vérité ?

L’expression «post-vérité» a fait son apparition en 2016, sous la plume des commentateurs politiques, lors des campagnes du référendum sur l’appartenance du Royaume Uni à l’Union Européenne et de l’élection présidentielle américaine. Parce que les victoires qui ont été remportées ont reposé largement sur des représentations déformées, menaçantes, de la réalité, stimulant les peurs et favorisant les retractations. Le plus incroyable (!) étant la capacité des foules à avaler toutes ces couleuvres. Le concept de la vérité (ou de l’objectivité) a été à ce point malmené, qu’il a donc fallu recourir à cet euphémisme de post-vérité, qui définit finalement une zone de mensonge qu’une grande partie de la population tient pour être la vérité — avec un certain enthousiasme, en plus.

Repère biblique

L’apôtre Paul décrit un contexte semblable dans une de ses lettres aux Thessaloniciens, dans laquelle il décrit une situation future de la grande scène du monde :

«…L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge,… afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés.» (2 Thess. 2/9 à 12)

Si nous laissons de côté toute la dimension interprétative du sujet de l’antichrist et de la fin des temps, nous remarquons la place centrale du mensonge et la vérité dans une société en proie à la confusion spirituelle.

Pourquoi Dieu envoie-t-il une puissance d’égarement ?

Nous avons besoin d’une réponse à cette question. En effet, la plupart des chrétiens prient pour que Dieu améliore la situation du monde, et c’est tout-à-fait juste, sous un certain angle : nous prions pour les autorités, pour les gouvernements[1], mais il semble ici que cette prophétie intègre un interventionnisme divin négatif : alors que la situation est catastrophie, Dieu accentue le problème.

Il faut noter cependant que Dieu ne déclenche pas un phénomène d’incrédulité mais il l’entérine, ce qui a pour effet d’accélérer un processus de confusion qui semble être parvenu à un point de non-retour, à savoir une société qui se livre graduellement au mensonge, jusqu’à un stade irréversible.

Dien envoie une puissance d’égarement parce que le Monde VEUT croire dans ce que nous appelons «le mensonge» (nous en avons la preuve avec le phénomène de post-vérité qui se déploie actuellement sous nos yeux), c’est-à-dire dans une forme d’existence, de fonctionnement et de progrès, sans Dieu. C’est en quelque sorte l’aboutissement de l’errance loin de la vérité, qui a commencé le jour où le premier couple a fait son premier pas en dehors du jardin d’Eden. Et cette errance ne peut engendrer à terme que le chaos, si les appels à revenir au Créateur ne sont pas entendus.

…Pour confondre l’homme qui s’élève au-dessus de Dieu

Les hommes qui ne se soucient pas de connaître Dieu[2], et refusent de Le reconnaître dans ses œuvres — qui se voient pourtant à l’oeil nu — ne peuvent éviter d’être livrés à leurs sens réprouvés, après s’y être abandonnés. C’est un principe spirituel. Et dans ce mouvement mécanique, ce sont donc «leurs émotions et leurs opinions personnelles» qui sont élevées au-dessus de la vérité. C’est l’ère de la post-vérité.

Les opinions personnelles, ce sont les vérités que nous choisissons nous-même sur la base de nos intérêts. Le Dieu de la vérité absolue n’est plus le bienvenu dans Sa création, Il doit donc être remplacé par le dieu de la vérité relative (ce qui est vrai et bon pour soi), ce qui signifie que c’est l’être humain qui devient dieu.

Se proclamant lui-même Dieu

En préférant le mensonge à la vérité, en épousant son principe, cet être humain-là fait corps avec lui. En élevant les opinions personnelles et les émotions au-dessus de ce qui est vrai, au-dessus de la Vérité, cet homme se divinise. Il n’y a plus rien au-dessus de lui. Ce mouvement ascentionnel produit une société, une mentalité, une conscience collective, au sein de laquelle l’humain devient la mesure de toute chose, ce qui est la forme la plus aboutie de l’iniquité, telle que la conçoivent les Écritures : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme (Jér. 17/5).

«Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu»

Les croyants, dans leur très grande majorité, attendent de Dieu qu’Il rétablisse les déséquilibres des sociétés en plein égarement moral. À l’image des disciples du temps de Jésus, nous sommes handicapés par une myopie spirituelle et nous pensons que le Messie vient pour arranger les choses, et pour faire de nous, croyants, les dominateurs et les autorités du Monde. Une sorte d’âge d’or — que toutes les religions attendent, d’ailleurs.

Une issue verticale

Le dessein de Dieu n’est pas de sauver un système corrompu, mais de sauver tous ceux et celles qui en sortent. C’est le sens du mot “ekklesia” : sortir de. Il n’y a pas de vie en dehors du royaume de Dieu, pas de vie en dehors de Christ. Ceux qui reçoivent la Vérité l’aimeront. En dehors de cela, tout repose dans une forme de mort.

Lorsque la société moderne décide de placer le mensonge exactement à la place de la vérité, en bricolant un élément de langage pour faire illusion, c’est le signe fort que nous sommes à une heure cruciale, proche de la situation décrite dans la prophétie de Paul. Nous voyons par exemple le Président du pays le plus puissant du monde se révéler comme un menteur compulsif, élu sur la base de ses mensonges, mais une grande partie des chrétiens continuent d’espérer avoir eu raison de voter pour lui. N’est-ce pas justement le signe d’un grand égarement ?

Jérôme Prekel

Article extrait avec Autorisation du Blog d'édification Chrétienne
https://lesarment.com/2017/02/lere-de-la-post-verite/

 

 



L’évangile mondain : un chemin large

Ce qui empêche bien des chrétiens d’avancer dans leur vie spirituelle, ce qui les rend fragiles, c’est que leurs yeux sont fixés sur les choses de la terre.C’est ainsi qu’ils portent parfois un regard d’envie sur les gens du monde et sur leurs possessions (maisons, voitures …); la motivation profonde de ces chrétiens est d’être heureux, d’avoir une bonne santé, des enfants, une famille, un bon travail, une belle maison … Bref, de mener une vie comme le reste des hommes en étant sauvés par surcroît.Mais faut-il rappeler que de tels objectifs sont aux antipodes de ce que doit être la vie chrétienne ! La parole de Dieu nous demande en effet de nous affectionner aux choses d’En-Haut (Col. 3/2), car notre cité à nous, c’est la Jérusalem céleste, là-haut (Phil. 3/20).

«Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être amis du monde se rend ennemi de Dieu.Croyez-vous que l’Ecriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’Esprit qu’Il a fait habiter en nous» (Jac. 4/4).
«N’aimez point le monde, NI LES CHOSES QUI SONT DANS LE MONDE. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui, car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient pas du Père, mais vient du monde.Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement» (1 Jean 2/15).

Il faut être bien au clair et réaliser que notre vocation est céleste; que ce qui compte, c’est d’être détachés des choses de la terre, pour investir dans des choses que jamais personne ne pourra nous enlever (Mat. 6/19).
Si vous avez plus de joie à donner qu’à recevoir, alors vous serez heureux.Votre trésor sera dans le ciel. Mais faut-il encore réaliser que tout ce que vous possédez, vous devez le gérer dans le souci permanent de participer le plus possible à l’oeuvre de Dieu, que vos biens ne vous appartiennent pas en propre et que vous devez les mettre à profit pour l’avancement du royaume de Dieu.Pour ce faire, il faut bien entendu accepter le renoncement et même le brisement, accepter de mourir à nous-mêmes pour que la vie de Christ grandisse et nous remplisse.
quelqu’un ne renonce pas à TOUT ce qu’il possède, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple (Luc 14/26).
Nous avons impérativement besoin de retrouver le véritable Evangile : non pas Dieu à notre service, mais nos vies entièrement livrées entre Ses mains dans une pleine confiance, dans une totale dépendance.

Mais le gros problème, c’est qu’il y a du laxisme chez beaucoup de chrétiens : on obéit quand cela ne nous dérange pas trop, quand cela ne touche pas à nos droits, à notre liberté, à notre indépendance. Il ne sert à rien de parler d’engagement, de consécration, ou de vouloir être au service de Dieu si nous ne sommes pas prêts dans notre vie chrétienne à envisager la possibilité de rencontrer les problèmes les plus difficiles à résoudre ! Si nous espérons tirer le plus grand profit de la vie présente, au même titre que les païens, c’est que nous n’avons rien compris.L’apôtre Paul pouvait dire : (Actes 14/22).

En effet, tant que nous serons dans ce monde de mal, dirigé par Satan, où beaucoup résistent à Dieu et lui sont hostiles, nous ne serons jamais exempts de certaines souffrances … à moins que nous ne soyons aveugles, insouciants ou indifférents, mais dans ce cas, nous sommes déjà en plein déclin spirituel et tout près de déchoir de la Grâce.
Jésus dit . Mais il peut se produire que dans ce , vous éprouviez la faim, la persécution, la trahison, l’abandon, des difficultés de tous genres … parce que Jésus l’a connu, ainsi que les apôtres et les disciples.L’Eglise, dès son début, a été jalonnée de souffrances.L’apôtre Paul pourra dire à son sujet : (Phil. 4/12).
Dieu a besoin d’un peuple capable de se discipliner, d’endurer l’ardeur de la chaleur de l’épreuve quand elle vient, ou l’intensité du froid face à l’horreur, ou encore d’endurer la faim quand il y a privation de nourriture, et de ne pas se laisser assoupir par l’abondance quand il y a abondance.Dieu a besoin d’un peuple qui soit fort pour qu’il se laisse former, pas d’un peuple qui refuse toute contrainte !

Combien de chrétiens évitent le plan de Dieu, sachant qu’en le prenant ils vont souffrir ! On évite la croix (je rappelle que se charger de sa croix, ce n’est pas endurer les difficultés qui jalonnent la vie, mais c’est accepter volontairement de prendre un comportement pour l’oeuvre de Dieu, qui va entraîner des souffrances alors que je pourrais les éviter). Accepter de souffrir pour Christ par obéissance à Dieu, à sa volonté révélée, c’est un choix que nous assumons.
Vous rendez-vous compte que tout chrétien qui vit pour cette terre, pour son bien-être, est sous l’influence de la direction du diable, qui est parvenu à le séduire par les attraits du monde ? Quelle aberration du chrétien, qui demande sans cesse à Dieu de lui donner toujours plus de choses ici-bas !

Trop de chrétiens restent esclaves de leur indolence spirituelle, et ils renoncent à courrir vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Parlez-leur d’abstinence, de renoncement, c’est un langage qu’ils ne connaissent pas, eux qui ont grandi à l’école de la facilité, et qui se complaisent dans un mode de vie égoïste, où l’on se sert de Dieu sans Le placer au centre, où l’on parle de Jésus sans Lui laisser la première place. Lecteur, examine-toi ! Cela te concerne peut-être, et dans ce cas, il est grand temps de réagir !

L’Esprit de Dieu cherche des gens de tous âges, qui acceptent d’abdiquer de tous leurs droits pour laisser Jésus-Christ régner sur eux, des personnes attentives, disponibles, qui acceptent la formation de Dieu. Oui, Dieu cherche des personnes qui acceptent de se détacher du monde, qui prennent du temps pour prier et méditer, des personnes qui sont prêtes pour la pluie de l’arrière-saison.C’est le sens de la parabole des vierges sages et des vierges folles; de même, l’effusion du Saint-Esprit viendra d’une façon soudaine, et seuls ceux qui auront bien construit leur vie seront pris, et les autres manqueront la vocation que Dieu leur avait adressée.

Message de Pierre Truschel



Une pleine ardeur

Charles Spurgeon, extrait du livre « Gagner des âmes, oui, mais comment ? » Editions Europresse (www.europresse.org)

Le peu de vie avec lequel prêchent certains ôte toute probabilité d’impact à leur propos. J’assistai un jour à un culte où le pasteur pria Dieu de bénir le message qu’il s’apprêtait à donner. Je ne désire certainement pas limiter la toute-puissance divine, mais je vois mal comment le Seigneur pouvait bénir ce sermon … à moins d’en faire comprendre le contraire à l’auditoire.
J’appelle cela des « sermons d’opérette ». Comme ces épées flamboyantes et brillantes dont on se sert au théâtre, ils ressemblent aux vrais messages mais toucheraient davantage un extra-terrestre que l’auditoire qui doit les endurer. De tels messages n’ont pas la force d’écraser une blatte ou une araignée, sûrement pas d’amener une âme de la mort à la vie. Leur auteur risque plus de faire obstacle au ciel que d’en pointer le bon chemin au pauvre pécheur qui les écoute, dans l’espoir de voir le salut. Et plus vous y pensez, et moins vous en pensez.

Vous amènerez les gens à comprendre la vérité si vraiment vous le voulez. En revanche, il est peu probable qu’ils montrent de l’intérêt si vous ne manifestez pas d’ardeur. Si on frappait à ma porte au milieu de la nuit pour me chuchoter tout calmement, avec détachement : « votre maison est en feu », ce n’est pas sur le prétendu feu que j’aurais envie de vider un seau d’eau !

Certains prêchent de la sorte : « Nous sommes dimanche matin, j’ai passé ma semaine en préparation et j’espère que vous écouterez ce que j’ai à dire. Non pas qu’il y ait dans mes paroles quoi que ce soit qui vous concerne. Mais il me faut vous annoncer que Jésus-Christ a accompli quelque sorte d’action, qui, d’une façon ou d’une autre, a un rapport avec le salut … bla … bla … et il est possible que … bla … bla… »

C’est en résumé le contenu de beaucoup de messages, et ce genre de choses ne convient pas du tout. Nous ne sommes pas là pour gâcher notre temps de la sorte, ni celui des autres ! J’espère que vous êtes né pour un but plus élevé.

Il est des pasteurs continuellement à la limite de l’épuisement … à ne rien faire. Il prêchent deux sermons par semaine, et l’effort les tue presque. Quelques visites pastorales leur permettent de déguster les biscuits de plusieurs foyers et de répandre des commérages. Mais il n’y a pas d’ardente agonie pour les âmes, aucun « malheur à moi ! », pas de consécration ni de zèle pour le service de Dieu. Faut-il alors s’étonner si le Seigneur balaie ces encombreurs de sol ?
Le Seigneur Jésus-Christ pleura sur Jérusalem, et il vous faudra pleurer sur les pécheurs si vous voulez servir à leur salut. Mes amis, soyez ardents et mettez toute votre âme dans la tâche, ou bien laissez tomber

Croyez en la puissance de ce message à sauver les âmes. Croyez ce que vous croyez, ou vous ne persuaderez personne à le croire. Dieu se sert de la foi de ses serviteurs pour la reproduire chez leurs semblables. La proclamation de vos doutes et de vos remises en question ne poussera jamais une âme à s’approcher de Christ (« Je pense que cela pourrait être la vérité; excusez-moi de vous demander pardon; je ne fais que suggérer … »).

Croyez que le message à proclamer est la Parole de Dieu. Mieux vaut croire une demi-douzaine de vérités avec intensité, qu’une centaine sans conviction. Vous ne retiendrez jamais tout, votre main n’est pas assez grande, mais empoignez fermement ce que vous pouvez et serrez-le avec force.

 



J’aimerais traiter du mot alliance ce matin. Nous allons découvrir la richesse de ce mot et la signification en nous penchant sur le vécu entre deux hommes David et Jonathan dans un moment de crise. Nous vivons dans une société qui n’a pas le concept de l’alliance. Nous faisons des contrats de travail, des contrats d’union comme le Pacs. Dans l’église aussi, la plupart des chrétiens ne comprennent pas l’alliance. La seule forme d’alliance que nous avons est l’alliance du mariage. Bien battu en brèche dans la société et malmené dans l’église, le sérieux de l’alliance n’est pas compris. Et nous en perdons toute la richesse. Dieu a cherché dès le départ à créer une alliance avec l’homme. Le mot alliance en hébreux est Bérith (en grec diathhèkè). Qu’est-ce qu’une alliance bibliquement parlant ?

Par définition, l’alliance divine est une déclaration souveraine de Dieu par laquelle il engage sa responsabilité. Autrement dit, l’alliance est établie en vue de régler les relations entre Dieu et ses créatures. En effet, la Bible nous révèle qu’il a plu à Dieu de conclure des alliances avec les hommes. Nous découvrons dans la bible huit alliances depuis le récit de la création mais nous n’allons pas prendre du temps pour les citer. Chacune de ces alliances représente un plan divin. Au moins quatre d’entre elles concernent le peuple d’Israël : l’alliance d’Abraham, de Moïse avec la loi, de la terre d’Israël et l’alliance davidique. C’est pour cela que Paul rappelle dans Romains 9.4 que les israélites ont reçu l’héritage de l’adoption, de la gloire, de la loi, du culte, des promesses et des alliances.

J’entends certains penser et se dire : ET nous les non juifs, que reste t’il ? La dernière alliance nous concerne puisqu’elle est faite au travers du sang de Jésus. Nous avons tous été intégrés dans cette dernière alliance. Recevoir une alliance est une bénédiction mais aussi une responsabilité. Une des belles images de l’alliance nous est donné dans le texte de 1 Samuel 18.1-5 entre deux hommes David et Jonathan. Jonathan est le fils du Roi déchu de la grâce Saül. David va devenir le futur roi d’Israël préparé par Dieu.

1. L’alliance coûte un prix. Pour aller vers la conclusion d’une alliance, il faut en évaluer le coût. L’alliance est quelque chose de sérieux. On voit bien la difficulté de certains de s’engager dans la voie du mariage dans ce monde. On préfère « vivre à la colle ». C’est un engagement total. Quand Jonathan contracte cette alliance avec David, cela pouvait lui coûter la vie. Il savait la haine et la jalousie que portait Saül envers David. Quand on lit l’histoire de la vie de Jonathan, nous voyons qu’il a donné sa vie pour que David puisse entrer dans sa destinée. Jonathan considérait que la joie et les bénéfices de cette alliance dépasseraient le coût à payer. Jésus a fait alliance avec nous. Il a également évalué le prix. Hébreux 12. 2 nous dit que Jésus en vue de la joie réservée après la victoire, il a accepté de souffrir la croix et méprisé les moqueries pour notre salut. David et Jonathan avaient pris un engagement sérieux dans cette alliance. Ils savaient les conséquences de cet engagement. Leurs âmes étaient liées ensemble et ils étaient prêts à en supporter les conséquences. Jonathan aimait David comme son âme. Ce n’était pas un amour homosexuel mais un véritable amour fraternel.

2. L’alliance est un échange. Il y a eu un acte étonnant entre eux deux. Ils se sont échangés leurs vêtements et leurs armes. Jonathan a ôté l’habit de prince et l’a donné à David. David a ôté son habit de berger pour le remettre à Jonathan. Le vêtement représente l’identité d’une personne. David était berger avec un vêtement fait de poils d’animaux et de tissu. Il était certainement taché, déchiré, élimé car David dormait dehors et vivait dans la forêt. Les gens reconnaissaient David par son vêtement. C’était le berger de Bethléem, un homme de peu d’importance. Ces vêtements sentaient la sueur du travailleur, d’une personne qui ne s’était pas lavé depuis un moment occupé à garder les troupeaux. Jonathan portait un habit royal avec de belles broderies. Le tissu était très raffiné. Ses habits sentaient le frais et le parfum. Ils étaient bien repassés du jour même. Jonathan était un noble vivant à la cour du roi Saül. Son vêtement le faisait reconnaitre par les gens de la cour et les soldats. David et Jonathan ont fait alliance : ils ont échangé leurs vêtements. Quand les armées ont vu arriver Jonathan et David, elles ont dû être surprises. David porte le costume de prince et Jonathan celui de berger alors qu’il est le Prince. Quand on fait alliance avec une personne, il y a un partage de notre identité, de ce que nous sommes. Je pense comme lui, je ressens les mêmes choses que lui, je fais aussi les choses comme lui peut les faire. Jésus a échangé ces vêtements avec nous. Il a pris nos péchés sur lui pour que nous puissions revêtir sa robe de justice. Il s’est revêtu de notre chair mortelle pour que nous puissions revêtir sa robe de Gloire.

3. L’échange des ceintures. La ceinture est le symbole de la force. David a perdu sa ceinture de berger qui était bien usée et il a reçu la ceinture de Jonathan, une ceinture de guerrier, une ceinture qui brillait. Jonathan a accepté de porter cette ceinture calamiteuse. Elle devait ne plus être très solide. Quel le sens de cet échange ? Certainement ils se sont dits : « Ma force est maintenant sera ta Force. Lorsque tu seras faible, je serais là pour toi, pour te soutenir ». Dans le livre de Philippiens 2 .7-8, il est dit que Jésus a pris nos faiblesses et s’est dépouillé lui-même prenant une forme de serviteur pour que nous puissions revêtir sa force. Paul parle dans l’épître des Ephésiens 6.14 des armes de l’Esprit. Il cite la ceinture de la vérité. La vérité est une force et une ceinture. Jésus me donne cette ceinture étincelante qui éblouit les ennemis, une ceinture de force qui brille par la connaissance et la pratique de la vérité de sa parole.

4. L’échange des armes. Jonathan donne à David, futur commandant en chef de l’armée d’Israël, son épée de prince. En échange, il reçoit la fronde d’un berger. Cet échange d’armes représente une qualification nouvelle de compétences pour David : un échange de pouvoir. Jonathan se dépouille de son autorité pour équiper David. Il accepte de devenir le second et non le premier. C’est aussi dire : « les ennemis que tu combattais avec ton arme sont aussi mes ennemis ! » On est au cœur de l’alliance. Ton ennemi est mon ennemi ! Mon ennemi est ton ennemi ! Je fais corps avec toi dans ce combat et tu ne combats plus seul. Jonathan avait accepté d’être aux côtés de David et s’opposait à son propre père. Il devenait un ennemi des siens, de ceux qui habitaient la maison de son père car il soutenait David, le futur roi promis. La relation conflictuelle qui s’installe entre David le futur roi et Saül, le roi en place, vous pouvez la découvrir dans la suite du passage du livre de Samuel que nous avons lu. David sera considéré comme un traite, un ennemi par ce roi Saül qui a perdu son onction de roi. Quand on est à Christ, nos ennemis deviennent ces ennemis. C’est lui qui combat pour nous. Nous n’avons plus à les combattre et nous venger par nos propres forces. Nous perdons toutes velléités contre eux. Car notre Seigneur va nous défendre. Par contre, les ennemis de Dieu sont devenus maintenant nos ennemis. Satan nous laissait apparemment tranquille et il se dresse maintenant contre nous. L’alliance nous conduit inévitablement dans le champ de bataille.

5. L’alliance est faite dans le sang. On utilise dans l’antiquité et l’ancien testament pour décrire l’alliance, cette expression : elle est « coupée » dans le sang. On ne contracte pas une alliance mais on « coupe une alliance ». Aussi étrange que cela paraisse toute alliance se faisait dans le sang. Dans Genèse 15 .17-18, Abraham reçut l’ordre de couper les animaux en deux. Dans la nuit, une fournaise fumante passa sur ces animaux coupés. L’Eternel « coupa »une alliance avec Abraham. Certainement ils ont du couper une bête en deux et se sont mis au milieu. Pour compléter cette cérémonie d’alliance, David et Jonathan ont pris un couteau et se sont coupés la paume de la main. Ils ont frotté cette coupure avec de la cendre pour la cicatriser. Cette coupure allait laisser une trace dans leurs chairs. Dans les temps anciens, on se saluait la paume droite levée pour que l’autre voie la trace de la cicatrice. Ainsi ils montraient que cette alliance existait entre deux personnes. Si un ennemi se pointait, c’était aussi montrer à cette personne qu’une personne avec laquelle nous avons fait alliance va nous défendre. Jésus a conservé ces marques de l’alliance dans ses mains et sur son côté. Thomas appelé Didyme était incrédule (Jean 20.25). Il envoie un défi aux autres disciples car il doutait de leurs témoignages. « Si je ne vois pas la marque de ces clous dans ses mains, si je ne mets pas le doigt sur ces marques dans les mains et sur le côté alors je refuse de croire à cet imposteur ». Thomas a pu constater et il a cru avec ces preuves. Il est étonnant de constater que les autres cicatrices ont disparu comme celles dû à la couronne d’épines posée sur sa tête et celles dû aux coups de fouet déchirant sa chair. Seules demeurent les cicatrices venant des clous de la croix et de l’épée traversant son corps. Alors qu’il siège sur le trône de Gloire, ces marques servent de rappels éternels de son engagement dans l’alliance. Dans Esaie 49.15-16, Dieu nous assure qu’il ne pourra nous oublier car il nous a gravé dans les paumes de ses mains. Le signe de notre alliance implique aussi une coupure dans notre vie. Nous choisissons de « crucifier notre chair », de renoncer au péché pour marcher dans une vie de sainteté.

6. Tout a été accompli par la nouvelle alliance en son sang offert. L’alliance est accomplie en lui. C’est lui le sacrifice de l’alliance. Au dernier repas, Jésus a pris du pain et l’a partagé aux disciples en disant : « Ceci est mon corps ». Il a pris la coupe et il a dit : Cette coupe représente la nouvelle alliance en mon sang qui est répandu pour vous (Jean 22 .20). Il confirmait l’alliance. En partageant ce pain et ce vin à son partenaire, il est en train de dire : « je me donne à toi ». Le mariage est une alliance. Mais la plus grande alliance est celle que Dieu a faite avec nous au travers du sang de Jésus. Quelle compréhension avons-nous de cette alliance ? Quelle sérieux avons-nous dans notre vie pour respecter cette alliance par notre attachement à Dieu, notre engagement, notre service dans le témoignage et dans l’église ? C’est la compréhension de la valeur de cette alliance qui nous gardera dans la tentation. Par notre conversion et notre nouvelle naissance, nous sommes entrés dans cette alliance qui nous garantit le salut éternel par la foi. Dans l’Apocalypse 6.6, Dieu donne cet ordre à l’ange destructeur au moment du jugement de ne pas toucher à l’huile et au vin. Ce sont ceux qui ont fait alliance avec lui. L’huile est le sceau du Saint-Esprit sur une personne et le vin c’est la marque.

Christian Servettaz



J’ai écouté avec une certaine émotion le reportage de commémoration de la princesse anglaise Lady Diana découvrant l’attachement de son peuple pour cette princesse disparue. Celle qui aurait pu être la future reine a été beaucoup pleuré après sa mort tragique d’un accident de voiture sous le pont de l’Alma à Paris le 31 août 1997. Elle aurait pu après son divorce avec le prince Charles se retirer de la scène publique. Etais ce une forme de vengeance, un refus de cette aristocratie rigide et hypocrite, qui la poussa à utiliser son charisme pour briller et apporter une autre image de la noblesse en excellant dans son soutien et son service auprès des associations caritatives ? Ce qui est certain, c’est que cette noblesse n’avait pas imaginé que cette princesse séparée de la couronne par son divorce aurait pu aussi bien rebondir et attiré sur elle autant de renommée. Elle était la princesse des cœurs. Nous pourrons nous poser la question ou le prestige peut nous mener. Mais ce n’est pas le sujet de ce matin.

Le monde définit la grandeur en termes de pouvoir, de possessions, de prestige, de position. Si vous arrivez à vous faire servir par les autres, vous êtes en bonne voie. Dans notre culture égoïste avec sa mentalité du « moi d’abord », se comporter en serviteur n’est pas bien vu. Jésus a dit : « Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit serviteur » (Marc 10.43)

Jésus définissait la grandeur en termes de services et non de position. Dieu définit votre grandeur par le nombre de personnes que vous servez, et non par le nombre de personnes qui vous servent. La conception divine est si opposée à ce que nous vivons que nous avons de la peine à la comprendre et plus encore à la mettre en pratique. Les disciples discutaient entre eux pour savoir lequel d’entre était le plus grand dans le chapitre précédant (Marc 9.34-35). Vingt siècles plus tard, on retrouve ce même comportement dans certaines communautés avec cette recherche du leadership en vogue. Des dirigeants chrétiens, des diacres, des anciens, des responsables d’activité se disputent la première place dans les églises, les assemblées et les associations chrétiennes. De nombreux livres décrivent l’art de diriger, mais peu traitent du service. Nous préférons être des généraux que de simples soldats ! Les chrétiens eux-mêmes veulent être des « serviteurs dirigeants » et non de simples serviteurs. Mais être comme Jésus, c’est être un serviteur ! C’est ainsi qu’Il se désignait lui-même.

Nous avons vu que pour servir le Seigneur, nous devons connaître notre personnalité qui nous permet de reconnaitre nos qualités et nos dons. C’était le précédant message dont le thème était : « Employez ce que vous avez » ! Mais il est encore plus important de cultiver un cœur de serviteur. Faites une convention sur le cœur du serviteur, la salle se remplira à moitié. Invitez un évangéliste ou un enseignant très charismatique, vous allez refuser du monde. Dieu vous a façonné pour servir et pas pour vous occuper uniquement de vous-même.

1. Servir Dieu c’est servir les autres. Si vous n’avez pas un cœur de serviteur, vous serez tenté d’utiliser votre personnalité pour chercher à en tirer profit ou pour vous excuser de ne pas subvenir à certains besoins. Il nous arrive souvent d’être utiliser dans un domaine sans y être préparé. Si une personne est en pleurs ou dans une émotion forte, vous pouvez vous dire: « Je n’ai ni le don de miséricorde, ni celui de service ». Je ne me sens pas capable. Son attitude me dérange. Peut-être tu te dis : « Elle pourrait se contenir ! » Au fond, elle est en fait tout un drame mais cela n’est pas si grave ! Vous pouvez esquisser le problème et renvoyer la personne ou vous approchez d’elle pour l’écouter. Alors le Seigneur donnera de la compassion et de la sagesse pour répondre à ce besoin par des paroles adaptées. Notre premier ministère est celui qui correspond à notre personnalité, mais le second correspond aux besoins du moment. Si la forme de votre personnalité révèle votre ministère, votre cœur de serviteur prouve votre maturité. Aucun don particulier n’est nécessaire pour ramasser les papiers ou empiler les chaises après une réunion. Tout le monde peut être alors un serviteur. Il suffit de le vouloir. Il est possible de servir dans l’Eglise durant toute sa vie, jouer un rôle et avoir une responsabilité sans être un serviteur. Oui tu fonctionnes bien ! Mais pense à ramasser aussi un verre qui traine et ne pas le laisser dans un évier, c’est montrer par cette attitude à ce petit niveau un cœur de serviteur.

Jésus accomplissait les tâches que les autres cherchaient à éviter : laver les pieds des disciples, aider les enfants, préparer le repas et s’occuper des lépreux. Rien n’était indigne pour lui, parce qu’Il était venu pour servir. Je vous ai donné un exemple afin que vous suiviez mes traces dira t’il dans Jean 13.15 après lavé les pieds de ses disciples.

2. La qualité d’un serviteur est la disponibilité. Etes-vous disponible pour Dieu à tout moment ? Peut-Il changer votre programme sans que vous fassiez preuve d’amertume ? En tant que serviteur, ce n’est pas à vous de dire quand ni à quel endroit vous servirez. Etre serviteur, c’est renoncer au droit d’organiser votre emploi du temps et laisser le Seigneur vous interrompre chaque fois qu’Il a besoin de vous. J’ai souvent vu une grande bénédiction quand je répondais aux imprévus. Et le plus souvent quand ces imprévus modifiaient mes plans et me contrariaient profondément. Parce que j’acceptais ce deal, alors le Seigneur bénissait. Je ne dis pas qu’il faut vivre sans programme ou être une girouette qui bouge devant tous les besoins. Mais le Seigneur nous appelle à sentir ce qui est juste et important pour lui. Alors il faut savoir mettre de côté le planning prévu.

3. Le vrai serviteur est attentif au besoin. Paul écrit aux Galates 6.10 : « Tant que nous en avons l’occasion, faisons du bien à tout le monde et en premier lieu à ceux qui appartiennent à la famille des croyants » (Parole vivante). Lorsque le Seigneur place devant vous une personne avec des besoins, Il vous donne l’occasion de développer vos capacités de serviteur. Vous remarquerez que Dieu vous demande de faire passer vos frères et sœurs dans la foi en premier, et non de les mettre à la fin de votre liste.

Nous manquons de nombreuses occasions de servir le Seigneur parce que nous ne sommes pas assez sensibles et spontanés. Les grandes occasions sont rares et parfois elles ne se représentent plus. Vous n’aurez peut-être qu’une seule chance de servir tel ou tel : saisissez l’occasion ! Ne dis pas à ton prochain : Vas et revient demain» lorsque tu peux donner immédiatement ce qu’il demande » (Proverbes 3.28). Cette attitude de cœur a permis à des personnes à être gagner par l’évangile. John Wesley était un serviteur de Dieu extraordinaire. Il était un prédicateur talentueux auprès des mineurs. Sa devise était : « Fais tout le bien que tu peux, par tous les moyens possibles, chaque fois que tu en la possibilité, à tous les gens possibles, aussi longtemps que tu le pourras ». Voilà la vraie grandeur ! Vous pouvez commencer par faire de petites choses que personne d’autre n’a envie de faire. Faites-le comme si ces petites choses étaient très importantes, car le Seigneur vous voit.

4) Le vrai serviteur utilise au mieux ce qu’il a. « Celui qui observe le vent ne sèmera point et celui qui regarde les nuages ne moissonnera pas ! (Ecclésiaste 11 :4). Attendre le moment favorable n’est pas le gage de réussite ! Nous sommes souvent trop contemplatifs et nous voulons être surs de la volonté de Dieu. Et rien ne bouge ! Tout ce que ta main trouve à faire, fais le dit l’ecclésiaste. Il faut retrouver un certain bon sens dans notre vie. Le Seigneur s’attend à ce que nous fassions ce que nous pouvons avec ce que nous avons là on nous sommes. Un service imparfait sera toujours préférable à d’excellentes intentions. Il y a rien de pire que le perfectionniste car il se paralyse lui-même et parfois les autres.

Un autre mensonge est de penser que le service est réservé au superstar. Des croyants ne bougent pas car ils pensent ne pas être bons pour le faire. Certaines églises entretiennent malheureusement ce mensonge en faisant de l’excellence une idole sur certains services, et les croyants moyennement doués hésitent par conséquence à s’engager. Avant de connaitre la réussite, tu vas vivre l’échec qui est une bonne école de formation.

5) Une autre qualité du serviteur est la fidélité. La fidélité c’est de tenir son engagement et ne pas fuir devant le découragement, la contrariété et l’opposition. Combien il est difficile aujourd’hui de tenir un programme? On comptait sur un tel mais il n’est pas là. Il n’a pas prévenu de son absence. Est ce que les autres peuvent compter sur vous ? Dieu nous teste au travers de cela. Il a pu confier des responsabilités à Abraham, Moïse, Joseph, les disciples car ces bommes étaient capables de tenir leurs engagements. Notre fidélité ce n’est pas seulement notre présence au culte. Elle est observée par le Seigneur. Un jour, il te dira alors que tu entreras dans l’éternité : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25.23).

6) Le caractère du vrai serviteur est l’humilité. Il est préférable d’être reconnu pour notre humilité que pour nos talents. Car l’onction peut baisser avec la qualité du service mais l’humilité laissera une empreinte. Si notre désir est de briller, tôt ou tard nous aurons des revers et des moments sombres. Dieu élève encore aujourd’hui des hommes et des femmes d’onction avec beaucoup de charisme. Nous ne pouvons pas le nier. Ils sont de puissants instruments pour sa gloire. Mais il a besoin de toute une génération de serviteurs et de servantes, de chrétiens et chrétiennes disciples de Jésus qui serviront plus dans l’ombre. Une des belles figures dans l’ancien testament est la vie de Joseph. Il n’attira pas les regards sur lui. Il va vivre paisiblement chez Potiphar après avoir été vendu par ses frères. Il sera jeté en prison et il restera « ZEN » selon l’expression à la mode. Il a confiance en son Dieu qui va le délivrer. L’explication des songes au panetier et à l’échanson ne lui donna pas de suite cette liberté espérée. Il du attendre encore deux ans avant de voir le bout du tunnel. Il fut nommé ensuite premier ministre. Il n’a jamais pris jamais la « grosse tête » au milieu des égyptiens. Il ne s’est pas vengé de ses frères et il ne les a pas reniés. Il a su accueillir ses frères laissant un temps d‘épreuves et d’énigmes voulu par Dieu permettant que leurs cœurs soient éprouvés. Puis ce fut les retrouvailles avec toute la famille.

Pour conclure, je reviendrais à mon introduction par cette question : « Ou peut nous mener la recherche du prestige, le paraitre et la volonté de la réussite à tout prix ? Combien se sont égarés dans cette quête et ont été meurtris? Si on relit la vie de ces hommes de foi : Moïse, Joseph, Pierre, Paul et d’autres avec toutes leurs responsabilités, leur discernement n’a jamais été aveuglé par le prestige temporel. Il se peut que votre appel du Seigneur vous conduise dans un endroit perdu où personne ne vous connaît ni ne fait attention à vous. Vous êtes dans l’ombre. Vous auriez de bonnes raisons d’avoir plus de responsabilités car vous êtes capables. Mais vous êtes dans l’ombre et inconnu. Dans ce cas, sachez que Dieu vous a placé là ou vous êtes pour une bonne raison ! Il sait combien de cheveux vous avez sur la tête. Je pense à ces hommes et ces femmes qui ont consacré leurs vies à traduire la bible dans un dialecte africain, une langue d’une tribu pour qu’elle reçoive la lumière de l’évangile. Ils n’ont pas eu le prestige de prêcher à des foules. Ils sont restés cachés accomplissant ce travail fastidieux de traduction. Votre service fidèle compte pour le royaume de Dieu. « Christ est votre vie. Quand il paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec Lui en participant à sa gloire » (Colossiens 3.4). En attendant, acceptez de bon cœur de rester dans l’ombre. Il y aura toujours assez de personnes qui voudront réaliser des exploits pour le Seigneur. La course au succès est très répandue, mais les véritables serviteurs et servantes manquent cruellement dans l’église. Parfois vous servez la haute société, d’autres fois les pauvres. Dans tous les cas, vous développerez un cœur de serviteur si vous êtes prêt à faire tout ce qui est nécessaire. Voila le comportement du serviteur.



Avez-vous essayer d’introduire un boulon rond dans un trou préformaté carré ? Dernièrement j’ai fait une serre. Je faisais un cadre en bois avec des équerres. J’ai pris une vis pour fixer cette équerre. Je force, je tourne, j’appuie dessus croyant que la vis est vieille et fatiguée. Et cela ne bouge pas d’un millimètre ! Pourtant c’était bien un tournevis cruciforme. J’ai du rapprocher mon œil de la vis : avec l’âge et la presbytie ! Et j’ai du constater que l’outil utilisé était dépassé. La vis qui s’était glissée dans cette boite mal rangée était une vis à tête hexagonale. J’ai lâché cette vis pour en prendre une normale : une vis cruciforme ! Ah si je tenais l’inventeur qui a crée cela. J’ai du me rééquiper il y a deux ans de tournevis adaptés pour l’utilisation de ces drôles de vis à tête hexagonale. Si vous essayez de servir le Seigneur dans un domaine où vous n’avez pas été préparés, c’est comme l’exemple que je vous ai donné. C’est frustrant et cela produit un résultant peu convaincant. D’autre part, vous y perdrez votre temps, vos talents et votre énergie. Vous devez utiliser le bon outil pour la bonne vis ou choisir le boulon de la bonne dimension pour un vissage correct. Vous êtes préparés pour un but pour répondre à une génération précise dans un temps donné. Dieu vous a confié des talents propres à vous. Vouloir utiliser d’autres talents croyant qu’ils sont meilleurs ou copiez ce que les autres font n’amènera que frustration ! Il vous faut découvrir votre talent. Un proverbe Danois dit : «Ce que vous êtes est un don de Dieu pour vous ; ce que vous faites de vous-même est votre don à Dieu ».

Le message de ce matin sera : Employez ce que Dieu vous a donné !

1. Un don c’est quoi ? Une capacité, une expression, une manifestation. Sans aller trop dans les détails, j’aimerais que nous apportions uen définition plus claire. Nous allons prendre ce passage de Romains 12.3-8 comme introduction biblique, texte que nous lirons dans la parole vivante. Dans ce texte, l’apôtre Paul nous invite à avoir une juste appréciation de nous-mêmes mais aussi de découvrir nos dons. Nous sommes un corps et chacun est différent. Le mot dons est différent de celui utilisé dans 1 Corinthiens 12. Les dons cités dans Romains 12 sont des dons naturels que nous avons acquis de notre naissance, une dotation spirituelle. Dans 1 Corinthiens 12, il s’agit des dons spirituels appelés charismes dérivant du mot « charisma » qui vont compléter le service. Les dons spirituels sont des dons manifestés par l’action du Saint-Esprit. Chacun peut les recevoir et les exprimer. Comme ils sont faits pour tout le monde, ils ne tiennent pas compte de votre caractère. Leur réception dépend de notre perception spirituelle et notre foi. C’est important à comprendre cette différence. Par ailleurs le mot utilisé en grec pour ces deux textes est différent dans la traduction. Et pour complexifier encore un peu les choses, je vais parler d’un autre texte ou ce mot « don » est cité. C’est le texte d’Ephésiens 4.8, il est parlé de dons faits aux hommes. Il s’agit alors du mot « Doumas » dans le texte d’Éphésiens qui parle du service pour le ministère. Ce texte d’Ephésiens va ensuite citer les différents ministères aux versets 11 et 12 qui sont des hommes donnés et consacrés pour le corps de Christ : apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs. C’est comme les cinq doigts d’une main. Venant de la traduction grecque, on parle de phanerosis pour l’un, de charisma et de doumas. Mais revenons au texte de Romains 12 de notre méditation. Je parlerais de ces dons en terme de motivation spirituelle. Il est important de les reconnaitre ces dons dans notre vie. J’ai dit auparavant qu’il dépendait de notre nature. Certains auront des qualités de manageurs, d’autres de conseillers, d’enseignants, d’autres artistiques, d’autres plus empreints à la compassion, au soutien, au service, à la prière, à la miséricorde, à l’œuvre missionnaire...Il n’y a pas de cadre bien défini, ni de description très détaillée de ces qualités ou ces capacités. Et cela est très bien ! Car cela ne limite pas le champ opérationnel. Il y a plus une exhortation à rechercher l’excellence dans le développement de cette capacité. Le premier don cité dans ce texte de Romains 12 sont des messages inspirés comme le décrit parole vivante. Louis Second a réduit sa traduction. Ces messages inspirés dépendent de notre perception spirituelle mais aussi de consécration.

2. Connaitre ce que le Seigneur attend de vous. Paul écrit aux Ephésiens : « Ne soyez pas déraisonnables mais comprenez quel est la volonté du Seigneur » (Ephésiens 5.17). Dans certaines églises, l’accent est mis sur le ministère. C’est la course de cette reconnaissance. On n’a pas compris que le Seigneur a déversé une richesse infiniment variée dans les cœurs de ces enfants qu’il veut utiliser dans des compétences innovantes. Comprendre sa volonté peut prendre du temps. Cela va commencer par évaluer vos forces et vos ressources. Faites une liste de vos points forts et de vos points faibles. Souvent ce sont les autres qui nous définissent le mieux. Si vous croyez être un bon enseignant ou un bon chanteur et que les autres ne sont pas d’accord avec vous, pensez-vous avoir raison ? Si vous êtes sur d’être un meneur, jetez simplement un coup d’œil par-dessus votre épaule : si personne ne vous suit, vous vous trompez ! Posez-vous des questions comme : « Dans ma vie, où ai-je vu des fruits que les autres ont confirmés ? » Où ai-je eu du succès ? ». Plus vous mûrissez spirituellement, plus vous présentez les caractéristiques d’un grand nombre de dons. Vous pouvez, par exemple, servir, enseigner ou donner généreusement parce que vous avez grandi spirituellement et non parce que c’est votre don spirituel. La meilleure façon de se découvrir est d’apprendre à servir dans divers domaines. Vous avez peut-être un don d’évangéliste mais jamais on vous a encouragé à témoigner de votre foi, un don de service mais vous restez dans votre coin, un don pour visiter les malades, une crainte de partir à l’étranger pourtant votre appel est là-bas sur la terre de mission. De nombreux livres proposent la démarche inverse en affirmant qu’il faut « Découvrez votre don spirituel, et vous saurez quel ministère vous devez exercer ». En fait, commencez plutôt par servir, par exercer différents services et vous découvrirez quelles sont vos forces. Tant que vous ne vous engagerez pas dans le service, vous ne saurez dans quel domaine vous êtes doué. Vous avez des capacités et des dons cachés que vous ignorez, parce que vous n’avez jamais essayé de les pratiquer. C’est donc une exhortation a oser se mettre des défis. J’ai rencontré un homme de plus de 45 ans. Il n’avait jamais fait de marathon. Depuis il s’est mis à la course et court pour portes ouvertes l’église persécutée. Je peux vous assurer qu’il double beaucoup de jeunes et porte un vrai témoignage. Il a une fonction de diacre dans l’église mais son activité n’est pas limitée dans l’enceinte de l’église. Nous avons parfois trop restreint et trop concentré le champ d’action à l’église alors que le Seigneur nous appelle à aller vers les autres dans les nations. Si je ne peux pas intégrer le groupe de louange alors je serais frustré. Si je ne peux pas présenter la sainte cène alors ma vie est ratée. Je dis ceci car il y a dans certaines églises ce type de compétition qui est faussée. Le champ d’action c’est le monde. Alors mettez vous au travail ! Et si vous échouez dans un domaine comme diriger, organiser, jouer d’un instrument, travailler avec des enfants ou des adolescents, ne vous découragez pas ! Vous venez de vivre une expérience et non un échec. C’est ainsi qu’on apprend et on découvre notre talent. Tôt ou tard, vous finirez par découvrir dans quel domaine vous êtes efficace. Posez-vous les questions : « Qu’est-ce que je préfère faire ? Quand est-ce que je me sens vivre pleinement ? Lorsque je réalise que le temps ne compte plus, quelle activité suis-je en train de faire ? Est-ce que j’aime la routine ou le changement ? Suis-je plutôt introverti ou extraverti, une personne rationnelle ou intuitive? Qu’est-ce que je préfère : travailler seul ou en équipe, pratiquer la compétition ou la collaboration ? » Est ce que je préfère utiliser les médias actuels pour témoigner comme facebook ou je préfère le contact personnel ?

3. Acceptez nos limites. Je pense que nous pouvons essayer plusieurs choses mais il y a un moment donné nous connaitrons nos limites. Nous avons confié à une personne qui s’est gentiment proposé pour la comptabilité. La compétence était là mais la patience et la minutie n’était pas au rendez-vous. Au bout d’un certain temps, cette personne a lâché un peu épuisé car elle était aussi absorbée par d’autres choses. Elle a donné un coup de main mais ce n’était pas son charisme. J’ai du reprendre quelques erreurs qui m’ont pris du temps avant de trouver la compétence. « Chacun de nous la grâce nous a été donné selon la mesure du don de Christ » (Ephésiens 4.7). La forme de votre personnalité a été décidée par votre Dieu souverain pour Son but. Vous ne devriez donc pas la mépriser ni la rejeter. Au lieu d’essayer de ressembler à quelqu’un d’autre, réjouissez-vous de ce que Dieu vous a donné. « Chacun de nous a reçu un don particulier». Il est important d’accepter la forme de notre personnalité. Je suis moi et pas un autre. Il est aussi important de réaliser et d’admettre nos limites. Personne n’est doué pour tout, et nul n’est appelé à tout faire. Nous avons des rôles bien précis. Paul avait compris qu’il n’était pas appelé à tout accomplir ni plaire à tout le monde, mais plutôt à se concentrer exclusivement sur le ministère particulier auquel Dieu l’avait appelé (Galates 2.7-8). Il a encouragé les chrétiens à demeurer « dans les limites du champ de travail que Dieu leur avait fixé » (2 Corinthiens 10.13). Dieu a fixé un cadre, des limites, au service qu’Il nous a confié. Notre personnalité détermine notre spécialité. Lorsque nous essayons de servir en dehors de ces limites nous vivons une tension continuelle. Dans une course, chaque participant court sur une piste différente et doit y rester. Nous aussi, nous devons courir « avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte » (Hébreux 12.1). Ne regardez pas avec envie ceux qui courent à côté de vous ; occupez-vous simplement de finir votre course.

4. Ne pas se comparer. Vous êtes uniques. Acceptez vous comme vous êtes. Le Seigneur vous accepte comme tel. La Bible dit : « Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui » (Galates 6.4). Satan tentera de vous enlever votre joie en vous poussant à comparer votre ministère à celui des autres et en vous poussant à adapter votre ministère aux attentes des autres. Ces pièges mortels vous empêcheront de servir le Seigneur comme Il le souhaite. Chaque fois que vous perdez votre joie de servir, commencez par vous demander si ce n’est pas à cause de l’une de ces deux tentations. La Bible nous invite à ne jamais nous comparer aux autres : « Que chacun examine sa propre conduite ; s’il peut en être fier, il le sera par rapport à lui seul et non par comparaison avec autrui » (Galates 6.4). Il y a deux raisons pour lesquelles vous ne devez jamais comparer votre personnalité, votre ministère ou son fruit avec celui des autres : d’une part, vous trouverez toujours quelqu’un qui semble travailler mieux que vous, ce qui risque de vous décourager ; d’autre part vous trouverez toujours quelqu’un qui semble moins efficace que vous et vous risquez alors de devenir orgueilleux. Chacune de ces deux attitudes freinera votre service et vous enlèvera votre joie. Paul a affirmé qu’il est inutile de se comparer aux autres. Il a dit : « Nous n’aurions pas l’audace de nous prétendre égaux ou même comparables à certains qui se recommandent eux-mêmes ! La mesure avec laquelle ils se mesurent, c’est eux-mêmes, et ils ne se comparent à rien d’autres qu’à eux-mêmes. N’est-ce pas là une preuve de leur folie dira Paul » (Galates 1.10) ? « Ils sont pleins de stupidité dira Paul » (2 Corinthiens 10.12b). Paul a souvent dû faire face aux critiques de ceux qui comprenaient mal son travail. Il répondait toujours la même chose : « Evitez les comparaisons, méfiez-vous des exagérations et ne cherchez que l’approbation divine » (2 Corinthiens 10 :12-18). Dieu a pu utiliser Paul de façon merveilleuse parce qu’il ne s’est pas laissé distraire par les critiques, par la comparaison de son ministère avec celui des autres ou par des discussions inutiles. Comme l’a dit John Bunyan : »Si ma vie est stérile, peu importe qu’on me loue, et si ma vie est fructueuse, peu importe qu’on me critique. »

5. Se relâcher c’est prendre le risque de perdre son talent. Il y a beaucoup d’occasions et de sujets pour nous décourager. La vie moderne ne favorise pas trop l’effort et la constance. Garde ton cœur brûlant pour Dieu ! Paul recommande aux Philippiens de grandir « en pleine connaissance et en parfait discernement » (Philippiens 1.9). Il rappelle fortement Timothée en donnant ce message : « Maintiens en vie le don que Dieu t’a accordé » (2 Timothée 1.6) Si vous ne vous entraînez pas, vos muscles faibliront et diminueront. Jésus a enseigné la parabole des talents pour souligner ce point. En parlant du serviteur qui n’avait pas employé son bien, le maître a dit : « Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents » (Matthieu 25.28). Si nous n’employons pas ce qui nous a été donné, nous finirons par le perdre. Mais, si nous l’utilisons, Dieu le fera fructifier. Paul dit à Timothée : » Ne néglige pas le ministère qui t’a été confié. Prends ces choses à cœur » (1 Timothée 4.14-15). Quels que soit vos dons vous pouvez les faire fructifier et les développer en les mettant en pratique? Si vous enseignez, par exemple, vous pouvez devenir un bon enseignant en étudiant, en écoutant les réactions des élèves, etc… Avec le temps, vous deviendrez un excellent enseignant. Ne vous contentez pas d’un don à moitié développé, mais cherchez à faire des progrès. « Efforce-toi d’être digne d’approbation aux yeux de Dieu, comme un ouvrier qui n’a pas à rougir » (2 Timothée 2.15) Au ciel, nous allons servir le Seigneur pour toujours. Préparons-nous dès maintenant à ce service éternel en nous entrainant. Comme des athlètes qui s’exercent pour les jeux olympiques, nous nous préparons pour le grand jour : « Tous les athlètes s’imposent une discipline sévère dans tous les domaines pour recevoir une couronne, qui pourtant sera bien vite fanée, alors que nous, nous aspirons à une couronne qui ne se flétrira jamais » (1 Corinthiens 9.25). Nous nous préparons pour des responsabilités et des récompenses éternelles.



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